Le fameux Point G !

Depuis des années, on entend parler du point G ; on entend tout et n’importe quoi sur lui, dans les médias, dans les revues féminines, sur le web…

Encore assez récemment, en janvier 2010, une étude du King’s College de Londres (menée par Tim Spector et Andrea Burri) en est venue à la conclusion que « le point G est une donnée totalement subjective ». Cette étude portait sur 1800 femmes.

Certaines femmes disent le connaître et d’autres n’arrivent pas à le trouver. On estime que 70% des femmes ne connaissent pas leur point G et n’ont jamais expérimenté l’orgasme vaginal. Cela voudrait donc dire, selon cette étude, que 30% des femmes ont une imagination débordante ! Aberration, à première vue… Alors j’ai enquêté pendant environ six mois, à mon cabinet, en discussions et avec un questionnaire.

Voici d’abord quelques explications sur ce fameux point G

Le point G tient son nom du docteur Ernst Gräfenberg né en 1886. Il était médecin et chercheur et il fut le premier dans les années 1950 à présenter une zone dit « de Gräfenberg ». Selon ce docteur, il y a dans le vagin, une zone érogène qui peut, par stimulation, provoquer un orgasme vaginal.

D’après Freud, l’orgasme vaginal est le seul mature; l’orgasme clitoridien étant considéré par lui comme immature et puéril. Cette hypothèse semble fort réductrice, Mr Freud ! Il serait préférable de dire que les deux orgasmes, clitoridien et vaginal, sont différents et nul n’est plus mature que l’autre. L’orgasme clitoridien n’est pas l’orgasme « faute de mieux » ! Certaines femmes connaissant les deux orgasmes préfèrent d’ailleurs l’orgasme clitoridien… Néanmoins, ce n’est pas la majorité des femmes. Il est vrai que l’orgasme provoqué par un contact interne de l’amant permet un plaisir en soi, une caresse que le pénis donne au vagin, dans une volupté presque originelle. La caresse intérieure est un plaisir qui dure, qui doit durer pour atteindre l’apothéose. C’est comme une complémentarité ultime de deux amants.

le plaisir des femmes

Y a t il des femmes clitoridiennes et d’autres vaginales ?

Une distinction entre les femmes vaginales et les femmes clitoridiennes a longtemps été faite. J’entends souvent en consultation « je suis clitoridienne » ou « je suis vaginale ».

Un peu réducteur, non ?!

Et en effet, d’après les dernières études médicales, le clitoris est en jeu dans les deux types d’orgasmes, mais de façon différente. Le point G ne serait qu’un point sensible au niveau vaginal de l’arche du clitoris.

Car le clitoris n’est pas formé uniquement du gland du clitoris que nous voyons affleurer extérieurement. De ce gland, part le corps du clitoris qui après un angle, se ramifie en une double arche. Seul le gland est externe, ce qui représente une tout petite partie de cet organe ; la majorité du clitoris est donc interne.

Or, le constat a été fait, lors d’une étude médicale, que c’est à travers la paroi vaginale basse que la double arche du clitoris est stimulée. L’orgasme vaginal serait donc déclenché par une stimulation de la partie interne du clitoris…

Toutes les femmes sont donc clitoridiennes mais de différentes façons !

Comment le trouver ?

Par ailleurs, nous pouvons dire qu’une femme ne naît pas vaginale, mais qu’elle le devient. Car la position interne du vagin est un handicap à son éveil. Cette zone doit non seulement être trouvée mais aussi activée en quelque sorte.

En comparaison, le clitoris externe est sur-entrainé !

On entend beaucoup parler du point G, mais sachez qu’il existe aussi d’autres zones sensibles : le point G est juste le plus médiatisé ! On parle de lui car c’est le moins profond des points sensibles vaginaux et donc potentiellement le plus accessible. Il est environ à 4 cm de l’entrée du vagin, cette mesure pouvant varier d’une femme à l’autre.

A ce propos, il existe une méthode non seulement pour le trouver mais aussi pour le voir de vos yeux ! Si si ! Vous comprendrez ainsi qu’il n’est pas si loin. Cette technique est expliquée dans mon ebook « Trouver et voir son point G »

trouver le point g

Ce qu’en disent les femmes 

Sur l’échantillon de femmes ayant répondu à mon questionnaire, environ 70% ont déjà tenté de le trouver mais toutes n’y sont pas parvenu. La plupart de celles l’ayant découvert l’a d’ailleurs fait par hasard. Le hasard fait parfois bien les choses… Néanmoins, l’intérêt de connaître la théorie, les positions coïtales favorisant cette stimulation, permet de guider le hasard. Ne nous en privons pas !

En ce qui concerne la définition de cet orgasme interne, les réponses ont été majoritairement « super », « explosif », « profond », « orgasme long avec une grande amplitude » et « plaisir plus long et plus diffus ». L’une me racontait que cela s’apparentait à un tremblement de terre ressenti dans le corps entier, des pieds à la tête. Certaines sont d’ailleurs perplexes après le premier orgasme vaginal : est ce bien un orgasme ? Qu’est ce qui vient de se passer ?!

Rajoutons à cela que 50% de l’échantillonnage ayant répondu au questionnaire connaissent le point G mais 40% seulement en ont un orgasme. Reste donc 10% de femmes qui connaissent leur point G, ressentent du plaisir par cette stimulation mais pas jusqu’à l’orgasme. Cela corrobore le fait que le point G n’est pas un bouton miracle et qu’il doit être apprivoisé en quelques sortes…

Pour finir

Alors mesdames, si vous ne le connaissez pas, soyez curieuse car comme dans tous les domaines, on n’a jamais fini d’apprendre (et de ressentir) y compris sur notre propre plaisir.

Ne vous limitez pas, ouvrez le champ des possibles, aimez-vous ! Prenez conscience de votre vagin, explorez-le seule ou à deux, il pourrait bien devenir votre meilleur ami  et le meilleur ami du couple, puisque la grande majorité des hommes raffole de donner du plaisir à leurs femmes par la pénétration.

Le vagin est un territoire inconnu qu’il vous faut explorer en aventurière (ou en aventurier, avec l’aide de Monsieur!). Vous ne manquerez pas d’y trouver des trésors insoupçonnés! Bonne découverte à vous! 

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