La ménopause : qu’est-ce que c’est ?

Dérivé des mots grecs, « mênos » faisant référence au mois, notamment, aux menstrues et « pausis » signifiant cessation, le terme « ménopause » désigne étymologiquement la cessation des menstrues. Autrement dit, la ménopause correspond au moment où les menstruations d’une femme cessent. Cette composante incontournable de la vie de la femme survient parce que les ovaires cessent de produire les hormones sexuelles qui régissent le cycle menstruel, en l’occurrence, l’œstrogène et la progestérone.

Il s’agit d’un état physiologique, médicalement défini comme étant un arrêt du fonctionnement hormonal des ovaires. Cet arrêt est confirmé après une période de 12 mois consécutifs sans menstrues, en l’absence de toutes conditions, chez une femme qui a l’âge habituel de la ménopause. Il s’agit d’un processus naturel, qui de façon exceptionnelle, peut être précoce. Il est marqué par divers étapes associées à des signes bien spécifiques, avec parfois des conséquences.

Deux cas possibles

  • La ménopause naturelle

Lorsque les ovaires ne fonctionnent plus, survient alors la ménopause, généralement autour de l’âge de 50-52 ans (en moyenne). Le stock d’ovocytes étant épuisé, et la production d’œstrogènes ayant diminué, la femme n’a donc plus d’ovulation, ni de règles. Ce processus physiologique marque la fin de la période féconde ou de procréation de la femme et constitue un processus normal du vieillissement de la femme. Il résulte d’une perte de l’activité folliculaire ovarienne, sans cause physiologique ou pathologique évidente. Ce processus naturel est caractérisé par une diminution  de la sensibilité de l’ovaire à l’action de la folliculostimuline (HFS) et de la lutéinostimuline (LH).

Tout savoir sur la ménopause

  • La ménopause précoce

Dans bien des cas, l’arrêt définitif des menstrues peut survenir pour diverses raisons, avant l’âge de 40 ans. On parle alors de ménopause précoce. Elle peut être le résultat d’une affection auto-immune, d’une prédisposition génétique, d’une défaillance prématurée des ovaires, d’une intervention chirurgicale, notamment, une ovariectomie bilatérale (retrait des deux ovaires en plus de l’utérus). Elle peut également survenir à la suite d’un traitement contre le cancer (chimiothérapie et radiothérapie pelvienne). Cette situation précoce est un cas exceptionnel, marqué par un arrêt brutal des règles et d’importants signes cliniques.

Étapes de la ménopause

En réalité, l’arrêt définitif des règles ne survient pas subitement du jour au lendemain. Elle est précédée par des périodes ou des phases qui vont se succéder et s’échelonner dans le temps. Ainsi, on distingue trois étapes marquées par la manifestation de phénomènes bien spécifiques : la pré-ménopause, la péri-ménopause et la post ménopause.

  • La pré-ménopause

Avant l’arrêt définitif des règles, s’installe une période au cours de laquelle le cycle menstruel est irrégulier, avec la baisse de la production des hormones au niveau des ovaires et une disparition graduelle de l’ovulation. Au niveau du sang, l’équilibre entre le taux de progestérone et d’œstrogène est alors rompu. Cette période de transition hormonale qui dure plusieurs années avant la dernière menstruation, débute souvent vers l’âge de 45 ans et prend fin avec l’arrêt définitif des règles.

  • La péri-ménopause

D’une durée de quelques mois à plusieurs années, elle est marquée par un cycle féminin moins prévisible, avec des menstruations qui surviennent abondamment ou légèrement, irrégulièrement, une alternance de cycle court et long, eu égard aux dérèglements hormonaux. Elle englobe la pré-ménopause et correspond à un arrêt des menstrues, qui perdure pendant 12 mois, prenant, ainsi fin une année après l’arrêt définitif des règles.

  • La post-ménopause

C’est la période qui débute une année après la date des dernières règles. La post-ménopause résulte des fluctuations intervenant au niveau de l’œstrogène et de la progestérone. Elle se manifeste par des symptômes inconfortables, parfois semblables à ceux de la ménopause.

Femme souriante assise à la plage

Signes

L’arrêt définitif des règles est un tournant inévitable dans la vie d’une femme. Elle affecte indifféremment toutes les femmes avec des désagréments plus ou moins marqués chez les unes et les autres. Certaines ne présentent aucun symptôme notable, d’autres sont affectées par des changements dans plusieurs domaines de leur vie, d’une intensité variable d’une femme à l’autre.

Signes avant-coureurs

Avant l’arrêt définitif des menstrues, certains signes peuvent prévaloir. Ce sont, notamment, des règles irrégulières, un cycle menstruel moins régulier avec des règles qui apparaissent ou disparaissent de manière inattendue. Le cycle menstruel est, ainsi, caractérisé par des règles intermittentes, parfois douloureuses, moins abondantes ou plus longues. Des tensions mammaires plus intenses et des sensations de gonflement ou de lourdeur, sont également d’autres manifestations susceptibles de prédominer quand la ménopause frappe à la porte.

Signes physiques et mentaux

Une femme ménopausée n’a pas ses règles pendant plus d’un an. Cette absence est associée à la survenue de certains changements. Il s’agit d’une série de signes physiques et mentaux en relation avec la ménopause.

  • Bouffées de chaleur et sueurs nocturnes

Les bouffées de chaleur sont marquées par une sensation soudaine de chaleur dans la partie supérieure ou la totalité du corps. Le visage et le cou peuvent devenir rouges. La transpiration est, alors, abondante et des frissons de froid peuvent également apparaître. Les sueurs nocturnes ont tendance à réveiller la femme. Elles peuvent survenir de façon isolée sans bouffées de chaleur.

Une période parfois difficile à vivre

  • Des troubles génitaux et urinaires

Avec la baisse de la production d’œstrogènes, certaines femmes sont sujettes à une sécheresse vaginale, des infections vaginales, une atrophie vaginale, des infections au niveau des voies urinaires, une gêne pour uriner et des impériosités mictionnelles.

  • D’autres signes physiques

D’autres désagréments rencontrés par la femme ménopausée sont, entre autres, des céphalées, des étourdissements, des vertiges, un prurit, une prise de poids importante, une sécheresse cutanée, un amincissement de la peau, un ballonnement ou, parfois, une constipation, des nausées

  • Des troubles du sommeil

Avec la prévalence des bouffées de chaleur et/ ou des sueurs nocturnes, certaines femmes ne parviennent pas à dormir convenablement la nuit. Elles sont affectées  par une insomnie, des difficultés d’endormissement, des réveils fréquents. Avec ces perturbations du sommeil, elles ressentent une grande fatigue au cours de la journée.

  • Des changements d’humeur

Les problèmes d’humeur sont parfois prépondérants avec des sauts d’humeur, des crises de larmes, une irritabilité, une grande vulnérabilité sur le plan affectif.

  • D’autres troubles psychiques

La période qui gravite autour la ménopause est parfois associée à des troubles de l’attention, de la concentration, des pertes de mémoire et à une tendance dépressive.

Pour accompagner sa ménopause et en savoir plus sur le sujet, les pages suivantes sont d’excellents compléments :

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