L’hypnose Ericksonienne pour résoudre ses problèmes sexuels

L’hypnose que je pratique est dite Ericksonienne ou conversationnelle; cela signifie que le patient est conscient lors de l’hypnose, il n’est pas sous influence.

Qu’est ce que l’hypnose Ericksonienne ?

En thérapie, on ne cherche pas à rendre le patient inconscient… Le patient est acteur de son changement et sa collaboration est essentielle. Le thérapeute n’a pas tout le contrôle, c’est toujours vous qui décidez ! De plus, l’effet secondaire de l’hypnose étant la relaxation, c’est un état très agréable à expérimenter !

L’hypnose thérapeutique n’a rien à voir avec l’hypnose de spectacle qui conduit à des états de conscience amusants et que beaucoup comparent à de la magie. Lorsqu’on se trouve sous hypnose Ericksonienne, c’est l’hypnotisé qui tient les ficelles, car son inconscient prend et refuse ce qu’il veut. Spécialement en hypnose Ericksonienne où des « fusibles » sont intégrés à la séance. La vigilance est même accrue par rapport au reste de la journée. C’est une hypnose permissive, qui dit par exemple « vous pouvez imaginer ça ou bien autre chose, suivant ce qui vous convient » C’est une hypnose qui invite au lieu de donner des ordres. L’hypnose de spectacle, elle, est une hypnose directive, qui ordonne. Là, c’est autre chose !

C’est une clé d’accès à l’inconscient et ses multiples ressources nécessaires pour changer. A noter que l’inconscient de chacun est toujours bienveillant et protecteur. Il ne vous laissera pas faire n’importe quoi !

En fin de compte, les changements qui sont proposés sous hypnose s’opéreront si et seulement si, ils sont écologiques pour vous, c’est-à-dire en adéquation avec votre personnalité, vos croyances et vos valeurs.

D’où la nécessité d’un (ou plusieurs) entretiens préalables. Car l’hypnose, bien qu’étant un outil remarquable, n’est pas un but en soi. C’est un complément, un stimulant qui vient renforcer (et écourter) d’autres techniques thérapeutiques.

hypnose chez la femme

Présentation de l’inconscient

Inconnu, mystérieux, l’inconscient est un autre moi qui coexiste avec la personnalité consciente.

La notion d’inconscient a été soulevée d’abord par un zoologiste, Carl Gustav Carus. Il soutient, en 1850, que les animaux savent sans savoir qu’ils savent. Puis, c’est au tour de Freud de mieux dresser les contours de l’inconscient humain.

C’est l’inconscient qui gère les automatismes corporels.

La plupart de nos gestes sont inconscients. Quand nous marchons, avons-nous conscience d’actionner chaque muscle à tour de rôle ? Non bien sûr. C’est notre inconscient qui se charge de cela. 

Il gère aussi les rêves de la nuit, les rêveries de la journée, les fantasmes… En amour, c’est souvent l’écho (que l’autre fait en nous) qui nous attire, quelque chose qui résonne avec notre inconscient, qu’on ne peut expliquer. L’imagination, l’instinct, la créativité font également appel à l’inconscient.

A l’heure actuelle, tout le monde sait que l’inconscient existe mais on l’imagine parfois comme un petit diable qui nous empêche d’être heureux ou qui crée des émotions irrationnelles…

En fait l’inconscient ne nous veut pas de mal, il est là pour éviter de laisser rentrer dans le conscient des choses qui pourraient nous faire souffrir ou nous donner une mauvaise image de nous. Il est protecteur dans le sens où il fait toujours ce qu’il estime le mieux pour nous. Mais parfois, les effets secondaires des moyens mis en place par l’inconscient peuvent poser problème.

Et ce qui s’inscrit dans l’inconscient y est bien ancré, c’est pour cela que Freud nous invite à rendre l’inconscient le plus possible conscient. Pour mieux nous comprendre et nous épanouir, écoutons plus notre inconscient ! La méditation, comme l’hypnose nous permettent de regarder en nous-mêmes.

Petite explication imagée :

Imaginez 100 bonhommes dans votre cerveau. 10 travaillent, toujours les mêmes (le conscient). Ils savent faire plein de choses mais ne savent pas tout faire. Les autres 90 (l’inconscient) savent plein de choses différentes, mais les 10 du conscient voudraient tout régler tout seul.
Vous ne pouvez pas envoyer un courrier aux autres 90, car les 10 le reçoivent AVANT. L’hypnose, c’est un peu dire à ces 10 là « Les mecs, venez, on va jouer ensemble » !

Bases scientifiques de l’hypnose

Le regain d’intérêt de ce siècle pour l’hypnose est lié en grande partie à l’essor récent des neurosciences cognitives, qui l’ont sortie des pratiques un peu « magiques » en lui conférant une objectivité.

Les progrès de l’imagerie cérébrale, notamment le TEP (tomographie par émission de positons) permettant d’observer un cerveau en activité, ont élucidé les mécanismes qui entrent en jeu. On a pu montrer qu’il s’agissait d’une fonction cérébrale cognitive, en lien avec l’attention, résume le professeur Marcel Châtel, neuropsychiatre et professeur de neurologie.

On a pu confirmer aussi qu’il s’agissait d’un état cérébral spécifique qui ressemble au sommeil, mais n’est pas le sommeil, poursuit-il. On parle d’ « état de conscience modifié », car il n’est pas l’état de vigilance habituel, celui avec lequel nous vivons la plupart du temps.

Cet état rend plus sensible aux suggestions, le patient acceptant de relâcher son système de contrôle habituel pour s’ouvrir à autre chose, tout en restant sous contrôle de soi-même.

Ce phénomène de suggestions se voit en imagerie. Les chercheurs ont pu ainsi constater qu’une « suggestion » faite par l’hypnothérapeute (un son, une image) déclenchait chez le patient les mêmes réactions cérébrales que si ce stimulus était réel !

Chez le sexologue
Une sexothérapie peut être très utile en cas de traumatisme d’ordre sexuel.

L’hypnose Ericksonienne pour les problèmes sexuels

Les bénéfices apportés en sexologie dans la vie des patients sont énormes…

L’hypnose peut faire taire les peurs (quelles qu’elles soient), elle peut mettre à distance les colères, la tristesse… Car ces émotions peuvent entraver l’épanouissement sexuel, en particulier les peurs et angoisses. En effet, la peur est antagoniste à l’excitation. Et une baisse d’excitation que cela soit chez l’homme ou la femme n’est jamais opportune lors de rapport !

Elle peut être pratiquée par exemple lors de perte de contact avec son corps en recréant un lien entre corps et esprit. Ce lien est essentiel puisque nous ne pouvons réguler nos émotions sans être connectés à notre corps. Une émotion se situe entre le corps et l’esprit : une émotion se traduit toujours par l’apparition de modifications physiques et de contenus mentaux. Le but étant de retrouver une écologie corporelle dont l’esprit a besoin pour se réguler.

L’hypnothérapie permet aussi de modifier un souvenir traumatique… pour se permettre de vivre sa vie pleinement. De plus, nul besoin d’expliquer son trauma, au contraire d’une psychothérapie. Je n’ai pas besoin d’avoir les détails ; votre inconscient les connaît bien et nous l’aidons ensemble grâce à l’hypnothérapie à les mettre à distance. Cela peut être, en effet, un trauma (comme une agression, un viol ou autre) qui est à l’origine de troubles sexuels.

L’hypnose permet d’éliminer les pensées parasites qui tournent en boucle dans notre tête. Les pensées parasites ou négatives du type « il faut que …» ou « ça ne va pas marcher » sont très fréquents lors de troubles érectiles ou d’anorgasmie (absence d’orgasme) par exemple.

Je me sers beaucoup de l’hypnose également pour les soucis de lâcher prise qui peuvent empêcher l’orgasme par exemple ou plus simplement qui peuvent gêner l’épanouissement réel dans l’intimité.

Elle sert également dans le renforcement de l’égo. Car un manque de confiance en soi entrave souvent notre capacité à vivre librement notre sexualité.

Les résultats de l’hypnose sur les addictions sont maintenant bien connus : pour le tabac ou l’addiction alimentaire qui fait grossir. En sexothérapie, on s’en sert donc également pour les addictions sexuelles (dépendance à la masturbation, addiction à la pornographie ou la dépendance sexuelle générale).

L’hypnose est donc efficace par exemple, lors de troubles sexuels comme la baisse de désir, les troubles érectiles, le vaginisme, l’absence d’orgasme, les dépendances sexuelles , lors de la peur de l’accouchement, mais aussi, plus généralement lors de blocages, lors de traumatismes, de manque de gestion des émotions, de manque de confiance en soi… Ou bien d’autres choses encore !

On peut même augmenter la fertilité grâce à une hypnothérapie. Car si votre inconscient pour une raison ou une autre, refuse la procréation, les taux de succès sont bien amoindris !

Quant à l’éjaculation précoce, ce cas est particulier car l’hypnose vient en supplément optionnel à la fin d’un apprentissage corporel nécessaire pour ne plus être précoce. Ce sont principalement les apprentissages corporels qui doivent ici être revus…

En conclusion, l’hypnose Ericksonienne étant orientée vers la solution, elle fait donc partie des thérapies brèves. Quelques séances pour la plupart des problèmes sexuels sont en général suffisants pour atteindre l’objectif. Par exemple, la quasi totalité du temps, j’utilise suite à une consultation d’entretien préalable, trois séances pour les troubles érectiles, cinq à sept séances d’hypnose pour le vaginisme etc…

En ce qui concerne les troubles de la libido, le nombre des hypnoséances sont plus difficilement chiffrables car les causes du trouble du désir sont très diversifiées et peuvent être nombreuses.

En conclusion, l’hypnose est un outil rapide et sans aucun effet secondaire et si l’on veut parler de magie en hypnose, ce sera celle de « l’âme agit » !

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